Voici l’Eurosla19

L’année dernière, j’étais novice à l’eurosla 18, qui a eu lieu à Aix. Cette année, j’ai tenu ma promesse : j’ai soumis une proposition qui a été retenue par le comité scientifique. Et donc me voilà à Cork en Irlande!
Je suis arrivée mardi soir. Les gens que j’ai croisés lors du voyage étaient tous extraordinairement très sympa avec moi : le chauffeur de la navette, du bus, le personnel de l’hôtel, des passagers, etc. La première impression est ainsi très positive. Comme j’ai oublié mon adaptateur pour Irlande, je suis allée voir la patronne de l’hôtel de toute urgence. La dame m’a dit simplement de ne pas m’inquiéter et m’a demandé si je voudrais un thé avec des scones (elle me l'a redemandé à 21h: un scone pour le dessert?). Puis, elle m’a donné un adaptateur (élégamment)…
Le déroulement du colloque a été expliqué dans l’eurosla18, je vais donc simplement vous faire partager mes impressions sur les communications de cette année.
Aujourd’hui, c’est le pré-colloque. Le matin, il y a eu un atelier doctoral et l’après-midi un round table.  La première séance parle de la cognition des enseignants. Ce que pensent les enseignants lors de l’enseignement du lexique. Ce qu’ils pensent et ce qu’ils font en réalité. La deuxième est sur l’influence du multilinguisme dans la classe. Les enfants bilingues de français L3 auraient les motivations différentes selon leurs L1s. Je suis assez réservée par rapport aux résultats proposés : les asiatiques sont plus motivés car ils veulent trouver un meilleur travail plus tard, et les africain trouvent les cours de français ennuyeux, etc. En fait, à part des motivations différentes, je serai plus intéressée par la façon dont les enfants progressent dans leur acquisition du français L3. La troisième est sur la co-construction du sens lexical dans la classe. Dans une classe, L’enseignant peut donner directement le sens du mot inconnu ou bien il peut co-construire ce sens avec les apprenants en leur demandant la significaiton. Il paraît qu’en dialoguant, on a une meilleure réussite de la compréhension du lexique. Or, il m’est déjà arrivé de me sentir troublée, perplexe quand tous mes camarades européens proposent des sens différents dans la classe. Je n’ai pas les même « common sense » qu’eux et je ne raisonne pas de la même façon avec mes bagages asiatiques. En gros, je ne vois pas la même chose avec les mots proposés par les européens. A ce niveau-là, le dialogue pourrait s’avérer risqué. A mon avis...
Enfin, je suis venu en Irlande malheureusement avec ma réflexion aixoise. Et oui, je suis venue en sandales !  Là il pleut à verse, et même avec ma parapluie, je suis trempée jusqu’aux os…Le colloque commence officiellement demain et ce sera une journée longue mais enrichissante !
A suivre alors