Pendant « EUROSLA18 » - suite

11/09/08

Programme
Cette journée commence par un hommage à M. Clive PERDUE qui se spécialisait dans l’acquisition des langues et qui nous a quitté en mars cette année. M. Klein est aussi venu faire un discours pour rendre hommage. Ensuite, c’est la session de poster. Puis, nous avons eu une conférence plénière sur « the relevance of gestures to SLA research » (excellent travail!). Midi, il y a un buffet au patio. Il y a une autre conférence plénière au début de l’après-midi mais malheureusement (et heureusement en quelque sorte) je suis partie à 13h00 pour donner un cours de à l'IUT. Je suis revenue au colloque vers 16h pour les communications. Dans l’après-midi, il y a 7 sessions dans les 5 salles plus un atelier, ce qui fait en total 40 communications. J’ai pu assister aux 4 conférences. Une des recherches porte sur l’acquisition de « english generic noun phrases ». Ils ont comparé les cas entre les apprenants espagnols, turcs, et japonais concernant les interférences de leur L1 et L2. En fin, la journée finit par une soirée cocktail.  
Et moi ?
D’abord, je connais M. Perdue (de nom, bien sûr) par les ouvrages sur l’acquisition des langues. Il était cité presque partout dans ce domaine, et M. Klein aussi. Cela me fait toujours un peu bizarre de voir les gens en vrai, surtout les gens brillants. M. Klein a parlé pendant environs 15 minutes et il ne s’est pas arrêté une seule fois pour par exemple chercher des mots ou réfléchir. J’ai l’impression que tout est clair dans sa tête et que les mots sortent comme ça traquillement sans problème. Je ne sais même pas si je suis capable de parler en comme cela. 

Par ailleurs, pendant l’hommage, j’ai bien remarqué des gens qui pleuraient. Je trouve que cet instant-là est très beau : tout le monde se réunit dans la même salle et pense aux moments partagés avec M. Perdue (des heures de lecture pour mon cas).
Ce que je voudrais mentionner concernant les communications de lcet après-midi est la distinction entre « knowing » et « knowing about knowing » proposée par un des conférenciers. Je pense qu’il suffit pour un apprenant de savoir parler une langue tandis que pour un enseignant de langue, il est important de connaître les processus de l’apprentissage. J’ai donc tiré une conclusion des présentations sur les études de corpus d’aujourd’hui : puisque c’est difficile de savoir comment fonctionne un cerveau face aux différentes tâches liées à l’acquisition d'une langue, nous travaillons sur les productions langagières pour étudier les fonctionnements du cerveau. 

Ce qui me fait penser à une blague d’un ami. Quand je lui parlais de mes recherches sur l’acquisition du , il m’a répondu : quand tu arrives à ouvrir ma tête et faire couler les mots dedans, alors là ça va m’intéresser. Voilà, puisque je n’arriverai pas à faire parler le en cliquant les doigts, je vais continuer mes recherches sur l’acquisition du à l’aide de mes corpus.
Demain, il y aura environs 66 communications avec une conférence plénière…
A suivre…